Le patrimoine se présente sous plusieurs formes, autant matérielles qu’immatérielles. En matière de protection du patrimoine, le succès des projets est largement lié au degré d’attachement de la population. L’intérêt patrimonial provient en grande partie de la valeur que l’on attribue collectivement ou individuellement à un bâtiment, à un lieu ou à un objet. L’ancienneté n’est donc pas automatiquement synonyme de patrimoine, pas plus que ne l’est la monumentalité. Il est important de comprendre que la condition d’un bâtiment, qu’elle soit excellente ou mauvaise, a peu à voir avec l’intérêt patrimonial.

Un immeuble en mauvais état peut avoir une grande valeur à cause de son histoire, de son architecture, des gens qui l’ont habité, de son rapport avec l’environnement ou encore de son état d’intégrité important. Le patrimoine domestique est un témoin vivant de notre architecture, du travail des artisans et des savoir-faire qui l’ont constitué. Généralement modeste, l’architecture vernaculaire contribue grandement à la richesse patrimoniale de notre village. Elle démontre l’adaptation des milieux bâtis aux besoins des populations qui l’occupent et reflète ainsi le caractère identitaire des régions. Ce type d’architecture est un exemple de la diversité architecturale et des influences diverses qui l’ont façonné et montre les rapports des individus avec l’espace, leur adaptation au climat, l’accessibilité ou non de certains matériaux et les différentes fonctions des bâtiments adaptés à l’usage.

Le patrimoine apporte à notre compréhension de l’histoire, des lieux et des peuples. Usages, coutumes, valeurs culturelles et spirituelles, relations entre les habitants et le milieu, le patrimoine détient de nombreuses valeurs que lui attribuent les différentes sociétés. Il est le reflet d’un certain mode de vie, porteur d’identité et intimement lié au développement des communautés.

Parmi quelque 125 bâtiments que nous avons documentés en 2003, voici donc des spécimens que nous considérions comme le reflet de notre patrimoine architectural historique. À vous de juger de sa richesse dans le contexte des notes pédagogiques qui précèdent.. Nous ajouterons assurément d’autres éléments significatifs de ce patrimoine.

Maison Albert-Leroux en 1928. Peinture de Mariette Dubreuil.

La maison Albert-Leroux

À trois minutes de marche du noyau villageois, en bordure de la rivière du Nord, à proximité des cascades donnant sur le Parc des Amoureux, cette belle résidence qui enrichit

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La Paysanne, en 1937. Dessin de Sonia Paquin, 2000.

La Paysanne

Au petit matin, des courants d’air frais nous gèle le bout du nez ; nous hésitons à nous dégager de nos sacs de couchage, mais la sérénade des odeurs de

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La maison Anthime-Ménard. Photo Claude Proulx, 2003.

La maison Anthime-Ménard

La Maison Anthime-Ménard qui abrite aujourd’hui le C’est la vie café, est située au 1347, Chemin de la Sapinière, dans le noyau villageois de Val-David. Anthime Ménard, fils du premier

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La maison Alphonse-Paquin. Photo Claude Proulx vers 2006.

La maison Alphonse-Paquin

Le patrimoine historique villageois se raconte de diverses manières et à l’instar de l’artiste peintre qui couche un paysage sur sa toile, selon ce qu’il perçoit et ressent des ressources

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Maison Barbary-dit-Grandmaison en 1853. Dessin de Sonia Paquin, 2000.

La maison Félix-Barbary-Dit-Grand-maison

Un bâtiment historique qui s’inspire du concept de conservation naturelle, dicté par les besoins familiaux des ancêtres du village et par les moyens financiers de ses multiples propriétaires. À quelque

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