Le patrimoine se présente sous plusieurs formes, autant matérielles qu’immatérielles. En matière de protection du patrimoine, le succès des projets est largement lié au degré d’attachement de la population. L’intérêt patrimonial provient en grande partie de la valeur que l’on attribue collectivement ou individuellement à un bâtiment, à un lieu ou à un objet. L’ancienneté n’est donc pas automatiquement synonyme de patrimoine, pas plus que ne l’est la monumentalité. Il est important de comprendre que la condition d’un bâtiment, qu’elle soit excellente ou mauvaise, a peu à voir avec l’intérêt patrimonial.

Un immeuble en mauvais état peut avoir une grande valeur à cause de son histoire, de son architecture, des gens qui l’ont habité, de son rapport avec l’environnement ou encore de son état d’intégrité important. Le patrimoine domestique est un témoin vivant de notre architecture, du travail des artisans et des savoir-faire qui l’ont constitué. Généralement modeste, l’architecture vernaculaire contribue grandement à la richesse patrimoniale de notre village. Elle démontre l’adaptation des milieux bâtis aux besoins des populations qui l’occupent et reflète ainsi le caractère identitaire des régions. Ce type d’architecture est un exemple de la diversité architecturale et des influences diverses qui l’ont façonné et montre les rapports des individus avec l’espace, leur adaptation au climat, l’accessibilité ou non de certains matériaux et les différentes fonctions des bâtiments adaptés à l’usage.

Le patrimoine apporte à notre compréhension de l’histoire, des lieux et des peuples. Usages, coutumes, valeurs culturelles et spirituelles, relations entre les habitants et le milieu, le patrimoine détient de nombreuses valeurs que lui attribuent les différentes sociétés. Il est le reflet d’un certain mode de vie, porteur d’identité et intimement lié au développement des communautés.

Parmi quelque 125 bâtiments que nous avons documentés en 2003, voici donc des spécimens que nous considérions comme le reflet de notre patrimoine architectural historique. À vous de juger de sa richesse dans le contexte des notes pédagogiques qui précèdent.. Nous ajouterons assurément d’autres éléments significatifs de ce patrimoine.

La maison de Bavière (côté rue). Photo Claude Proulx, 1998.

La maison de Bavière

Très souvent, il m’arrivait d’aller rêver sur le pont de l’île ; de là, j’admirais les vieilles grosses roches et les digues, qui ralentissaient le cours de la rivière ;

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La maison du village en 2000. Photo Claude Proulx.

La maison du village de Val-David

La Maison du Village qui abrite le Centre Culturel et Communautaire de Val-David, est située au 2495, rue de l’église, au cœur même du noyau villageois. Ses galeries d’exposition présentent

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Le Parker's Lodge en 1948. Dessin de Sonia Paquin, 2000.

Le Parker’s Lodge

Narsisse Ménard, obtient un Bon de location de l’Agent des Terres de la Couronne,en 1849, pour coloniser le lot sept, dans le septième rang du canton Morin. Il cède, en

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Le domaine de l’hôtel La Sapinière

Le trente juillet de l’année 1917, monsieur Léonidas Dufresne achète un grand terrain situé sur le lot numéro trente, du onzième rang, dans le canton Morin, d’un dénommé Henry Berlind,

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Maison Albert-Leroux en 1928. Peinture de Mariette Dubreuil.

La maison Albert-Leroux

À trois minutes de marche du noyau villageois, en bordure de la rivière du Nord, à proximité des cascades donnant sur le Parc des Amoureux, cette belle résidence qui enrichit

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