Le patrimoine se présente sous plusieurs formes, autant matérielles qu’immatérielles. En matière de protection du patrimoine, le succès des projets est largement lié au degré d’attachement de la population. L’intérêt patrimonial provient en grande partie de la valeur que l’on attribue collectivement ou individuellement à un bâtiment, à un lieu ou à un objet. L’ancienneté n’est donc pas automatiquement synonyme de patrimoine, pas plus que ne l’est la monumentalité. Il est important de comprendre que la condition d’un bâtiment, qu’elle soit excellente ou mauvaise, a peu à voir avec l’intérêt patrimonial.

Un immeuble en mauvais état peut avoir une grande valeur à cause de son histoire, de son architecture, des gens qui l’ont habité, de son rapport avec l’environnement ou encore de son état d’intégrité important. Le patrimoine domestique est un témoin vivant de notre architecture, du travail des artisans et des savoir-faire qui l’ont constitué. Généralement modeste, l’architecture vernaculaire contribue grandement à la richesse patrimoniale de notre village. Elle démontre l’adaptation des milieux bâtis aux besoins des populations qui l’occupent et reflète ainsi le caractère identitaire des régions. Ce type d’architecture est un exemple de la diversité architecturale et des influences diverses qui l’ont façonné et montre les rapports des individus avec l’espace, leur adaptation au climat, l’accessibilité ou non de certains matériaux et les différentes fonctions des bâtiments adaptés à l’usage.

Le patrimoine apporte à notre compréhension de l’histoire, des lieux et des peuples. Usages, coutumes, valeurs culturelles et spirituelles, relations entre les habitants et le milieu, le patrimoine détient de nombreuses valeurs que lui attribuent les différentes sociétés. Il est le reflet d’un certain mode de vie, porteur d’identité et intimement lié au développement des communautés.

 

Plusieurs bâtiments de cette page ne sont pas des bâtiments patrimoniaux mais s’inscrivent dans l’histoire des bâtiments et des commerces , dont certains encore présents, qui ont marqué l’histoire du village de Val-David. En parler, c’est aussi présenter certains acteurs importants du développement de la communauté val-davidoise. 

Un classement des bâtiments patrimoniaux sera fait dans un avenir rapproché.

Gare de Val-David en 1960

La Gare Bélisle’s Mill

LE P’TIT TRAIN DU NORD, en a vu de toutes les couleurs : chanteurs de chansons à répondre, raconteurs d’histoires un peu pompettes, jambes cassées et rencontres d’amoureux, qui nous

Lire... »
Maison Albert-Leroux en 1928. Peinture de Mariette Dubreuil.

La maison Albert-Leroux

À trois minutes de marche du noyau villageois, en bordure de la rivière du Nord, à proximité des cascades donnant sur le Parc des Amoureux, cette belle résidence qui enrichit

Lire... »
L'auberge le Rouet

L’auberge le Rouet

L’Auberge le Rouet qui surplombe une colline, en périphérie du lac La Sapinière, surgit comme un fleuron touristique qu’il est devenu, dans ce beau village et dans la région Laurentidienne.

Lire... »
La Paysanne, en 1937. Dessin de Sonia Paquin, 2000.

La Paysanne

Au petit matin, des courants d’air frais nous gèle le bout du nez ; nous hésitons à nous dégager de nos sacs de couchage, mais la sérénade des odeurs de

Lire... »
La maison familiale de Cécile et Stolan Davidson, située au Deuxième rang du canton Doncaster à Val-David en 1955. Collection SHPVD.

La maison Cécile et Stolan Davidson

Une maison historique digne des premiers colonisateurs du Canton de Doncaster. Le site se trouve au 1830, Montée du 2e rang à Val-David. En 1876, Louis Lachaine alors célibataire se

Lire... »
La maison Anthime-Ménard. Photo Claude Proulx, 2003.

La maison Anthime-Ménard

La Maison Anthime-Ménard qui abrite aujourd’hui le C’est la vie café, est située au 1347, Chemin de la Sapinière, dans le noyau villageois de Val-David. Anthime Ménard, fils du premier

Lire... »
La maison Alphonse-Paquin. Photo Claude Proulx vers 2006.

La maison Alphonse-Paquin

Le patrimoine historique villageois se raconte de diverses manières et à l’instar de l’artiste peintre qui couche un paysage sur sa toile, selon ce qu’il perçoit et ressent des ressources

Lire... »
Maison Barbary-dit-Grandmaison en 1853. Dessin de Sonia Paquin, 2000.

La maison Félix-Barbary-Dit-Grand-maison

Un bâtiment historique qui s’inspire du concept de conservation naturelle, dicté par les besoins familiaux des ancêtres du village et par les moyens financiers de ses multiples propriétaires. À quelque

Lire... »
La Mairie de Val-David en 2018. Photographie par Jean-Patrice Desjardins.

La mairie de Val-David

“Je suis plongé dans le Nord. Immersion complète. Les grandes ombres des forêts m’enveloppent tout entier et il me reste à peine un oeil de libre pour contempler les vastes

Lire... »
La maison Maurice-Rivard en 2018. Photo de Jean-Patrice Desjardins.

La maison Maurice-Rivard

La maison Maurice-Rivard est située au 1325, rue de la Sapinière à Val-David, au coin de la rue de l’église, sur une partie du lot trente et un dans le

Lire... »
L'école de la Montée du 8e rang vers 1900. Archives de la SHPVD.

Les écoles de rang à Val-David

À l’aube d’une journée tempétueuse d’hiver, vêtu d’un manteau de chat sauvage, portant sur son dos un sac de cuir, plein de livres scolaires, le maître d’école enfile ses raquettes

Lire... »
La maison Joseph Bélisle en mars 2010. Photo Claude Proulx.

La maison Joseph-Bélisle

Du nom de son bâtisseur et premier Maire de la Villle de Sainte-Agathe-des-Monts. Ce site historique est situé au 1486, chemin du 7e rang,, au Lac Paquin à Val-David.Joseph Rotureau-dit-BÉLISLE,

Lire... »
Forge de Michel Blondin en 1901. Photo Archives de la SHPVD.

Les vieilles forges du village

Le forgeron, au petit matin, après s’être trempé les mains dans l’eau fraîche de la rivière du Nord, son marteau frappe le fer si vivement sur son enclume, que le

Lire... »
La maison Joseph Monette en 2019. Collection SHPVD.

La maison Joseph Monette

En 1875, Joseph Monette, père, obtient un Bon de colonisation et devient propriétaire du lot numéro cinq dans le 2e rang du Canton de Doncaster.

Lire... »
La maison de Bavière (côté rue). Photo Claude Proulx, 1998.

La maison de Bavière

Très souvent, il m’arrivait d’aller rêver sur le pont de l’île ; de là, j’admirais les vieilles grosses roches et les digues, qui ralentissaient le cours de la rivière ;

Lire... »
Le Chalet Beaumont en février 1991. Collection journal Ski-se-Dit.

Le chalet Beaumont

Lorsque nous arrivâmes sur les lieux, nous fûmes ébahis par la beauté de cette vaste nature, sur laquelle, tombe, à quatre lieues de distance, comme une draperie d’azur, le rideau

Lire... »

Histoire illustrée de quelques ponts et moulins de Val-David

Aux débuts de la colonisation, les ponts n’ont pas été considérés comme une nécessité. En effet le rang 10 (appelé par la suite le chemin de la montagne) a été le premier chemin créé vers ce qui allait devenir Ste-Agathe en 1849-50 et celui qui a assuré la poursuite de la colonisation vers le nord.

Lire... »
La maison du village en 2000. Photo Claude Proulx.

La maison du village de Val-David

La Maison du Village qui abrite le Centre Culturel et Communautaire de Val-David, est située au 2495, rue de l’église, au cœur même du noyau villageois. Ses galeries d’exposition présentent

Lire... »
Le Parker's Lodge en 1948. Dessin de Sonia Paquin, 2000.

Le Parker’s Lodge

L’auberge le Parker’s Lodge est situé au 1340, chemin du 7e rang, sur une partie du lot 7, rang 7, Canton Morin.

Lire... »

Le domaine de l’hôtel La Sapinière

Le trente juillet de l’année 1917, monsieur Léonidas Dufresne achète un grand terrain situé sur le lot numéro trente, du onzième rang, dans le canton Morin, d’un dénommé Henry Berlind,

Lire... »
Fermer le menu

La conquête des terres du nord

Au début du XIXe siècle, la population du Bas-Canada (le Québec actuel) ne cesse de croître. En un siècle, la population est multipliée par 5, passant de 350 000 personnes vers 1825 à 1 650 000 au début du XXe siècle. Bientôt, le territoire dédié à l’agriculture ne répond plus aux besoins de la population. Les temps sont durs.

L’industrialisation apparaît comme une solution, mais elle change radicalement les habitudes de vie, le rapport à l’argent, la vie familiale, le rôle des femmes et les liens sociaux. Les manufactures offrent des salaires alléchants pour qui ne peut plus vivre à la campagne, mais au prix de conditions de vie difficiles. Passant d’une vie communautaire axée sur l’agriculture à une production organisée et spécialisée, les nouveaux citadins doivent se soumettre aux règles des industries et des villes.

À partir des années 1820, de nombreux Canadiens français émigrent vers les villes de la Nouvelle-Angleterre où l’industrie de la filature exige une main-d’œuvre abondante. Entre 1840 et 1930, près de 900 000 personnes traversent la frontière dans l’espoir d’améliorer leur sort.

Pour pallier cet exode, un grand mouvement de colonisation est mis en œuvre. Des mesures sont mises en place pour inciter la population à s’approprier les vastes territoires encore peu peuplés des Laurentides, de Lanaudière, de la Mauricie, des Bois-Francs et du lac Saint-Jean.

Ainsi, débute la conquête des Cantons du Nord.