Le mère Ménard

       Lac de la Vieille Ménard. Source Google maps
 

Ce n’est que le 7 octobre 1978 qu’un petit lac nommé depuis longtemps le lac de La Vieille Ménard a reçu officiellement son nom. (1)

La Mère Ménard. source: Edmond Grignon dans l’Album historique, 50e de la paroisse Ste-Agathe, 1912
 

La Mère Ménard, la Vieille Ménard ou la veuve Ménard sont toutes des surnoms donnés à Marie-Josephe Ménard, dite aussi veuve Pierre Ménard.

Originaire de Ste-Thérèse et veuve de Pierre Ménard, Marie-Josephe Chartrand part de Saint-Benoît et arrive dans le Canton Morin vers 1849-50 en même temps que ses fils Olivier et Narcisse et leurs conjointes Angélique Husereau et Adélaïde Dufresne, de sa fille Flavie, épouse de Jean-Baptiste Dufresne. Elle est la grand-mère de tous les Dufresne et les Ménard de cette époque.

La Mère Ménard aimait beaucoup aller pêcher dans un petit lac et on raconte qu’elle gardait jalousement cet endroit pour ses besoins personnels, même en hiver où elle perçait des trous dans la glace pour y pêcher la truite. Comme il fallait qu’elle accorde sa permission spéciale pour aller y pêcher, le nom du lac de la Vieille Ménard dû être donné assez rapidement.

On raconte que la Mère Ménard, femme de grand coeur, savait aussi imposer le respect. D’une stature imposante, elle mesurait près de 6 pieds, et était d’une force extraordinaire; elle semblait mal supporter les mauvaises plaisanteries et les discordes.

Marie-Andrée Dufresne, dans le Journal du cinquantenaire de Val-David en 1971 relate cette anecdote: « Elle ne craint pas de s’interposer entre deux hommes de taille ordinaire qui se querellent, au besoin  elle les frappe l’un contre l’autre. »

Edmond Grignon dans  l’Album historique, 50e de la paroisse Ste-Agathe, 1912 raconte « Un jour elle attrapa un colon de bonne taille qui était en train de la tricher ( il était allé pêcher dans SON lac) , et le mettant sous son bras, elle lui administra une bonne dégelée, à l’endroit où l’on corriger les enfants désobéissants. »

Malgré ce trait de caractère, sa bonté d’âme en fit aussi la sage-femme qui mit au monde un grand nombre des premiers citoyens de Val-David dont sa première descendante, Dosithée, fille de son fils Olivier qui deviendra l’épouse d’Onésime Brunet et donnera elle-même naissance à douze enfants.

 


1- Marie-Andrée Dufresne, dans le Sommet, Écho des Laurentides, 1971

2- Idem

 

 

Pour en connaître plus sur l’histoire des Ménard de Val-David

Histoire et généalogie des familles «Ménard dit Saint-Onge»:

https://histoirevaldavid.com/histoire-et-genealogie-des-familles-menard-dit-saint-onge

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